L'actualité
Nouakchott multiplie ses efforts contre le terrorisme : Deux humanitaires espagnols toujours aux mains d’El Qaïda
Date : 31/2/1 à 00:42:05

APA-Nouakchott (Mauritanie) En dépit des multiples efforts des autorités mauritaniennes sur plusieurs fronts, deux humanitaires sont depuis six mois en captivité quelque part au nord du Mali dans le grand désert, tandis que leur collègue avait été libéré quelques semaines auparavant.

Nouakchott intensifie depuis ce rapt, le 29 novembre sur la route Nouakchott-Nouadhibou, ses efforts pour mettre la main sur les auteurs de cet acte ignoble et lâche et leurs présumés complices.

Au plan des dispositions préventives, des unités de l’armée mauritanienne étaient déployée sur la quasi-totalité du territoire mauritanien (1.180.000 km2) et les zones constituant les couloirs d’infiltration des terroristes, contrebandiers et trafiquants étaient décrétées zones militarisées interdites d’accès.

Des points de passage étaient identifiés sur les frontières avec les pays voisins pour contrôler le mouvement migratoire d’où qu’il vienne et quelque soit son niveau.

Des hommes suspects étaient arrêtes à l’extrême nord mauritanien et leur interrogatoire permit à la gendarmerie mauritanienne de mettre la main sur un gardien d’une antenne de communication cellulaire impliqué à un certain niveau dans cette affaire.

Au plan juridique et législatif, le parlement mauritanien avait adopté avec une grande majorité une nouvelle loi de lutte contre le terrorisme permettant la mise des communications téléphoniques sous écoute et la perquisition à domicile à n’importe quelle heure de la journée.

Bien qu’elle ait été considérée par l’opposition comme une violation flagrante des libertés individuelles garanties par la constitution, cette disposition juridique illustre la volonté de Nouakchott d’aller de l’avant dans sa lutte contre le terrorisme à tous les niveaux.

Au niveau judiciaire, la cour criminelle de Nouakchott a condamné mardi dernier à la peine capitale trois jeunes islamistes mauritaniens pour leur responsabilité dans l’assassinat de quatre touristes français en 2007 près de la ville d’Aleg (sud-est mauritanien).

Il s’agit de Sidi Ould Sidina (22 ans), Maarouf Ould Haïba (28 ans) et Mohamed Ould Chebarnou (29 ans).

« La justice a voulu prononcer un verdict à la hauteur des dégâts subis par la Mauritanie, son image dans le monde, son économie, et par la France en tant que partenaire stratégique », estiment des analystes à Nouakchott.

L’assassinat des Français, à la veille de Noël en 2007, avait traumatisé l’hospitalière Mauritanie et les conséquences ne se sont pas faites attendre, car le rallye Paris-Dakar avait été annulé pour la première fois et le nombre des touristes a chuté à 60%.

En février dernier, suite à des négociations engagées entre des érudits et islamologues mandatés par le gouvernement mauritanien et les terroristes présumés détenus dans la prison de Nouakchott, le théologien El Hacen Ould Dedow avait affirmé que les tueurs présumés des français avaient « proclamé leur repentir ».

Pourtant ils ont réagi à leur condamnation en menaçant la France qui, selon eux, joue un rôle essentiel dans « la guerre mondiale contre l’Islam ».

Au plan journalistique, une mise en garde vient d’être donnée aux journalistes mauritaniens au sujet de la publication des informations relevant du domaine des secrets militaires pour éviter que des renseignements sur le mouvement et le positionnement des unités militaires soient mis à profit par les terroristes.

Outre l’assassinat des Français, la branche arabe d’El Qaïda a revendiqué depuis 2005 plusieurs attaques meurtrières en Mauritanie, l’assassinat d’un Américain ainsi que les enlèvements d’Espagnols et d’Italiens. Et, en août dernier, pour la première fois, un jeune Mauritanien s’était fait exploser aux abords de l’ambassade de France.




retour
Recherche personnalisée
S'abonner Google Yahoo
Partager Facebook Twitter


Accueil