Le parti au pouvoir en Mauritanie dénonce la décision malienne de libérer 4 détenus islamistes Date : 22/2/1 à 19:24:18
APA-Nouakchott (Mauritanie) Saleh Ould Dehmache, porte-parole de l’Union pour la république (UPR), parti au pouvoir en Mauritanie, a dénoncé la décision malienne de libérer 4 islamistes pour accéder à une exigence d’Al Qaida au Maghreb islamique (AQMI).
Cette dernière avait conditionné la libération de son otage français Pierre Camatte, enlevé fin novembre dans le nord du Mali, à l’élargissement de ces quatre islamistes (deux Algériens, un Mauritanien et un Burkinabé). Elle a même fixé le 20 février comme ultimatum, faute de quoi le Français risque sa vie.
Selon M. Dehmache qui s’exprimait dimanche soir sur la chaîne satellitaire qatarie Al Jazeera, la décision malienne expose les pays de la sous-région à d’énormes risques.
La France, dont le ministre des Affaires étrangères, Bernard Kouchner, s’est rendu à deux reprises à Bamako, a exercé un intense pressing sur le Mali pour élargir les quatre islamistes en question. Jeudi 18 février, un tribunal de Bamako a condamné à 9 mois de prison les quatre hommes qui, ayant déjà purgé leur peine, ont été déclarés "juridiquement libres", quoique toujours en geôles.
Pour le porte-parole de l’UPR, la France « a le droit de chercher la libération de son ressortissant » mais les autres pays ont le devoir de défendre leurs intérêts.
Il a estimé que la décision malienne fragilise la solidarité et la fermeté des pays de la sous-région face au terrorisme. D’autant plus, a-t-il rappelé, que le gouvernement mauritanien actuel s’est engagé dans « une lutte sans merci » contre le terrorisme en déployant d’importants moyens humains et matériels et en serrant le contrôle aux frontières.
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