Mauritanie: La Coordination de l'opposition démocratique dénonce un délitement des acquis démocratiques Date : 18/02/2010 à 15:25:14
Nouakchott (PANA via Mauritanie-web ) - Les responsables de la Coordination de l'opposition démocratique (COD), regroupant 9 partis, ont dénoncé un délitement des acquis démocratiques et une dérive dictatoriale sous le régime du président Mohamed Ould Abdel Aziz, élu le 18 juillet 2009, mercredi soir au cours d'une conférence de presse.
Mohamed Ould Maouloud, président sortant de la Coordination de l'opposition, président de l'Union des forces de progrès (UFP), a décrit l'image "d'une dictature rampante" dont le chef, Mohamed Ould Abdel Aziz "étouffe toute manifestation d'esprit d'indépendance ou velléités d'autonomie, en violant systématique l'esprit républicain et les lois".
Il cite les cas du gouverneur de la Banque centrale de Mauritanie (BCM) et du président de la Cour suprême "démis de leurs fonctions alors qu'ils disposaient chacun d'un mandat de 5 ans au terme de la loi".
Messaoud ould Boulkheir, président rentrant de la nouvelle coordination, par ailleurs président de l'Assemblée nationale, a pour sa part noté "des injustices pires que tous ceux que les Mauritaniens ont enduré sous les régimes précédents, de nombreux dysfonctionnements, l'instrumentalisation de la Justice à des fins de règlement de comptes et invité le peuple à la mobilisation pour faire respecter ses droits et barrer le chemin à la dictature".
A titre d'exemple d'instrumentalisation de la Justice, il a cité le cas des anciens directeurs de la compagnie aérienne nationale Air Mauritanie, maintenus en détention au mois de mai dernier, en attendant la signature de l'accord politique de Dakar, malgré un arrêt de la Cour suprême ordonnant leur remise en liberté.
Il donne aussi l'exemple du journaliste Hanefi Ould Dehah, directeur de publication d'un organe électronique "Taqadoumy" resté détenu après l'expiration de la peine de six mois à laquelle il avait été condamné en juillet 2009.
La nouvelle coordination de l'opposition a annoncé mercredi soir sa ferme détermination de lutter contre toutes ces pratiques et bien d'autres, de mauvaise gouvernance économique, que le pouvoir tente de noyer dans un discours populeux de lutte contre la gabegie.
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