La crise politique en Mauritanie est enfin réglée, selon des sources officieuses Date : 26/2/1 à 17:08:36
APA-Nouakchott (Mauritanie) La crise politique née du putsch du 6 août dernier en Mauritanie a enfin été réglée, ont confié à APA des sources concordantes proches du Groupe de contact international sur cette crise, vendredi à Nouakchott.
Ces sources se sont exprimées sous le couvert de l’anonymat à l’issue d’une rencontre entre le président sénégalais, Me Abdoulaye Wade, et le président du Haut conseil d’Etat au pouvoir et candidat à l’élection présidentielle, le général Mohamed Ould Abdelaziz.
Les mêmes sources ont précisé que le seul point de discorde qui empêchait la mise en œuvre de l’accord de Dakar, en l’occurrence le statut du Haut conseil d’Etat, a été réglé.
Cette structure changera d’appellation et sera placée sous l’autorité du gouvernement, ont-elles indiqué, ajoutant que la cérémonie matérialisant la mise en ouvre de l’accord sera organisée dans la journée.
Elle doit porter notamment sur la signature du décret nommant le gouvernement d’union nationale par le président déchu, Sidi Mohamed Ould Cheikh Abdellahi, et la présentation par celui-ci de sa démission volontaire.
En sortant de l’audience avec le président sénégalais, Abdelaziz s’est contenté de lancer à la presse que l’élection présidentielle est maintenue au 18 juillet et que l’opposition n’a devant elle que d’accepter d’y participer.
Arrivé à Nouakchott jeudi en fin d’après-midi, Me Wade s’était entretenu, le même jour, avec le président du Conseil constitutionnel, Abdellahi Ould Ely Salem, et certains membres de ce Conseil.
Il avait par la suite reçu Ould Cheikh Abdellahi avant d’accorder une audience similaire au chef de file de l’opposition, Ahmed Ould Daddah.
Le président sénégalais qui dirige la médiation internationale sur la crise mauritanienne, est secondé à Nouakchott par son ministre des Affaires étrangères, Cheikh Tidiane Gadio, le représentant de l’ONU en Afrique de l’ouest, Said Djinnit, le représentant de la commission de l’UA, Mohamed Ali Nadhif, et le secrétaire général du SIN-SAD, Al Madani Al-azhari.
Signé le 4 juin dernier à Nouakchott, l’accord de Dakar avait fixé l’élection présidentielle au 18 juillet prochain et prévu la formation d’un gouvernement d’union nationale dont le décret de désignation sera signé par le président déchu qui présentera par la suite sa démission volontaire.
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