Les opposants au putsch rejettent le décret de convocation du collège électoral Date : 24/2/1 à 19:34:41
APA – Nouakchott (Mauritanie) Les opposants au coup d’Etat du 6 août dernier en Mauritanie ont rejeté mercredi le décret de convocation du collège électoral promulgué la veille par la présidence de la république, a appris APA de source à Nouakchott.
Dans un communiqué conjoint rendu public dans ce sens, le Rassemblement des Forces Démocratiques (RFD) d’Ahmed Ould Daddah et le Front National Pour la Défense de la Démocratie (FNDD) ont « rejeté catégoriquement toute décision unilatérale contraire à l’Accord de Dakar ».
Les deux pôles politiques ont ajouté que la décision du « décret de convocation du collège électoral émane d’une structure incompétente » et qu’ils la considèrent comme « nulle et non avenue ».
Ils ont aussi dit leur « grande surprise de voir les autorités putschistes » rendre publique, le 23 juin 2009, cette décision constituant pour eux « une violation flagrante de la lettre et de l’esprit de Dakar en plus d’être en totale contradiction avec les deux principes fondamentaux à la base de cet accord, à savoir, le principe de la constitutionnalité et celui du consensus ».
Resté inappliqué depuis sa signature le 4 juin à Nouakchott, l’accord de Dakar fixe le scrutin présidentiel au 18 juillet prochain et prévoit un gouvernement d’union nationale chargé d’organiser ce scrutin.
Il prévoit également que le décret nommant le gouvernement d’union nationale soit signé par le président renversé, Sidi Mohamed Ould Cheikh Abdellahi, lequel rendra par la suite sa démission volontaire.
Cependant, Ould Cheikh Abdellahi a conditionné sa démission par la dissolution du Haut conseil d’Etat au pouvoir, ce qui est rejeté par le camp de l’ex président de celui-ci et candidat à la présidentielle, le général Mohamed Ould Abdelaziz.
Toujours selon le FNDD et le RFD, le décret de convocation du collège électoral « ramène, de facto » la Mauritanie « à la case de départ en se référant au putsch, ses institutions illégales et ses textes anticonstitutionnels ».
Ils affirment que cette décision a été « décrétée unilatéralement par les autorités putschistes conformément aux injonctions du directeur de campagne de l’un des candidats ».
Sid’ahmed Ould Rayess, directeur de campagne de Abdelaziz avait demandé, lundi, au gouvernement actuel de prendre les dispositions nécessaires pour préparer l’élection du 18 juillet si l’accord de Dakar n’arrive pas à être appliqué.
Le communiqué conjoint réaffirme en outre « l’attachement indéfectible » du FNDD et du RFD « à l’accord de Dakar et leur disponibilité constante à en appliquer toutes les clauses ».
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