La dissolution du Haut Conseil d’Etat rayée de l’ordre du jour des négociations de Dakar sur la Mauritanie Date : 23/2/1 à 11:26:10
APA-Nouakchott (Mauritanie) La dissolution du Haut Conseil d’Etat en Mauritanie, réclamée par l’opposition, n’est plus à l’ordre du jour des négociations entre parties mauritaniennes suspendues lundi à minuit dans la capitale sénégalaise pour reprendre mardi en fin de matinée.
Des propositions sont attendues, à la reprise des travaux, pour trouver une formule permettant la prise en compte du Conseil supérieur de la défense nationale par la Constitution.
Le camp du général Abdel Aziz avait réitéré lundi matin son refus de laisser dissoudre le Haut Conseil d’Etat mis en place au lendemain du coup d’Etat du 6 août 2008 affirmant toutefois ne pas être opposé au changement d’appellation en Haut conseil de défense nationale comme proposé par les facilitateurs.
« Cette institution est irremplaçable dans la situation que traverse la Mauritanie actuellement, caractérisée par l’existence de poches de terrorisme et de flux migratoire clandestin et de grands trafics perturbateurs pour l’activité économique et sociale », a indiqué à la presse Mohamed Yahya Ould Horma, chef de la délégation envoyée par le général Mohamed Abdel Aziz, auteur du coup d’Etat.
« Et cette structure, qui est à caractère militaire, ne doit pas faire l’objet de discussion. Et en tout état de cause, il ne figure pas dans l’accord cadre qui est le référentiel qui unit les différents pôles », a-t-il ajouté, expliquant que le Haut Conseil d’Etat ou le Conseil supérieur de défense nationale doit être placé sous l’autorité du président de la République et non celle du gouvernement tel que proposé par la facilitation.
La nouvelle structure sera composée des chefs de corps d’armée, du ministre de la Défense et son homologue de l’Intérieur, de même que le directeur de la Sûreté nationale.
Le ministre sénégalais des Affaires étrangères, Cheikh Tidiane Gadio, a précisé que la rencontre « n’a pas pour objet de renégocier l’accord signé le 4 juin dernier, mais d’examiner un point qui constituait un obstacle qu’il fallait lever ».
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