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Le ministre sénégalais des Affaires étrangères prône l’accélération du processus électoral mauritanien
Date : 22/2/1 à 22:12:25

APA-Dakar (Sénégal) Le ministre sénégalais des Affaires étrangères, Cheikh Tidiane Gadio, a prôné lundi l’accélération du processus électoral en Mauritanie, au deuxième jour des négociations entre acteurs politiques de ce pays axées notamment sur le sort du Haut Conseil d’Etat mis en place au lendemain du coup d’Etat du 6 août 2008.

« On est parti de 47 jours et on est maintenant à 28 jours des élections (prévues le 18 juillet). Il faut accélérer la cadence », a déclaré M. Gadio à la presse, entre deux séances des négociations qui ont repris samedi dans la capitale sénégalaise.

« Il n’y a encore aucune décision là-dessus et vous savez que le principe que nous utilisons, c’est celui du consensus dans les prises de décision. Nous sommes presque tous d’accord sur une formulation et il reste juste des amendements sur lesquels nous sommes en train de travailler pour essayer de nous entendre sur l’essentiel », a t-il ajouté.

« Nous sommes en train de régler un obstacle et certains disent qu’il n’a rien à voir avec certains détails techniques tels que la mise ne place de la CENI, les inscriptions sur les listes électorales, les dépôts des nouvelles candidatures et leur validation. Et il faudrait mettre cela en branle pour ne pas perdre trop de temps », a ajouté le ministre sénégalais qui a précisé qu’il s’agit juste d’une « suggestion qui est sur la table » de négociation.

Le Groupe de contact international sur la Mauritanie a fait dimanche soir une proposition consistant à changer le nom du Haut Conseil d’Etat en Conseil supérieur de la défense nationale, qui fonctionnera sous l’autorité du gouvernement de transition à mettre en place.

La nouvelle structure sera composée des chefs de corps d’armée, du ministre de la Défense et son homologue de l’Intérieur, de même que le directeur de la Sûreté nationale.

L’opposition a donné son accord à cette proposition mais le camp du général Mohamed Ould Abdelaziz, auteur du coup d’Etat du 6 août 2008, semble adopter une attitude de refus, selon un membre du Front national pour la défense de la démocratie (coalition de partis) qui participe aux pourparlers.

« Pour nous il est clair que le sort du Haut Conseil d’Etat mis en place au lendemain du coup d’Etat du 6 août doit être réglé dans le cadre de l’accord de Dakar », a déclaré dimanche à Dakar Yedali Ould Cheikh, l’un des membres de la délégation du Rassemblement des Forces Démocratiques (opposition).

La position du camp du général est aux antipodes de celle de l’opposition puisqu’il considère que « la demande de dissolution du Conseil d’Etat est un « rajout » à l’accord de Dakar.

« La position de notre pôle consiste à continuer d’exiger des autres parties l’application intégrale de l’accord de Dakar dans lequel il n’est question d’aucune disposition relative au Haut Conseil d’Etat », avait affirmé auparavant Mohamed Yahya Ould Horma, chef de la délégation du général Mohamed Abdel Aziz.

Les parties mauritaniennes signataires de l’accord de Dakar, le 4 juin dernier, ont repris leurs travaux dimanche après-midi dans la capitale sénégalaise pour un nouveau round de négociations en vue de lever, sous l’égide du Sénégal, de l’Union africaine, et du Groupe de contact international, les derniers obstacles à la mise en œuvre dudit accord.

L’accord recommande la mise en place d’un gouvernement d’union nationale, qui était prévue pour le 6 juin, la démission volontaire du président Sidi Mohamed Ould Cheikh Abdallahi et la recomposition de la Commission électorale nationale indépendante.



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