Le sort du Haut Conseil d’Etat bloque l’application de l’accord, selon l’opposition mauritanienne Date : 21/2/1 à 23:17:47
APA-Dakar (Sénégal «Le sort du Haut Conseil d’Etat mis en place au lendemain du coup d’Etat du 6 août doit être réglé dans le cadre de l’accord de Dakar », a déclaré dimanche à Dakar Yedali Ould Cheikh, l’un des membres de la délégation du Rassemblement des Forces Démocratiques (opposition).
«L’accord comporte un passage clair en matière de défense et de sécurité en fonction de la constitution, des lois et règlements de la République. Le Conseil d’Etat ne fait pas partie des institutions de la République alors il faut qu’il intègre les dispositions de la Constitution », a-t-il ajouté.
Selon M. Ould Cheikh, cette question bloque l’application du reste de l’accord alors qu’on veut venir à une marche normale des institutions.
Il y a, dit-il, une institution résultant de situation d’exception qui continue à faire la politique alors que la politique devrait être l’affaire des partis politiques et des institutions reconnues par la constitution.
Quand au respect ou non de la date des élections M. Ould Cheikh a répondu : « C’est une question qui sera examinée en son temps », affirmant nourrir cependant le souhait de parvenir à un accord sur ce point car la date du 18 juillet pour le premier tout de la présidentielle approche à grand pas.
La position du camp du général est aux antipodes de celle de l’opposition puisqu’il considère que « la demande de dissolution du Conseil d’Etat est un « rajout » à l’accord de Dakar.
« La position de notre pôle consiste à continuer d’exiger des autres parties de l’accord de Dakar l’application intégrale dudit accord dans lequel il n’est question d’aucune disposition relative au Haut Conseil d’Etat », a affirmé Mohamed Yahya Ould Horma, Chef de la délégation du général Mohamed Abdel Aziz.
«Nous sommes en train de jouer avec le temps afin de compromettre les délais incompressibles pour la réalisation des opérations relatives à l’élection du président de la République », a-t-il ajouté.
«Plus on avance sans respecter l’accord, plus les manœuvres dilatoires perturbent les délais de réalisation des différentes opération entrant dans le processus électoral », a encore poursuivi M. Horma.
Les parties mauritaniennes signataires de l’accord de Dakar, le 4 juin dernier, se retrouvent dimanche après-midi dans la capitale sénégalaise pour un nouveau round de négociations en vue de lever, sous l’égide du Sénégal, de l’Union africaine, et du Groupe de contact international, les derniers obstacles à la mise en œuvre.
La pomme de discorde concerne notamment le devenir du Haut Conseil d’Etat (HCE) dont l’opposition exige la dissolution pure et simple avant la présidentielle du 18 juillet alors que le camp présidentiel estime que la structure a perdu son caractère politique après la démission du général Mohamed Ould Abdelaziz.
Le président déchu, M. Sidi Mohamed Ould Cheikh Abdallahi exige, avant sa démission volontaire, que la junte soit dissoute.
L’accord de Dakar prévoit entre autres la formation d’un gouvernement d’union nationale au plus tard le 6 juin dernier, la démission volontaire du président Sidi Mohamed Ould Cheikh Abdallahi et la recomposition de la Commission électorale nationale indépendante.
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