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La première minute indivisible pèse sur la facture et la facturation à la seconde…
Date : 21/2/1 à 13:54:41

Elevé, le coût de la communication en Mauritanie! C’est ce que ressentent beaucoup d’utilisateurs à chaque fois qu’ils reçoivent leurs factures mensuelles ou qu’ils épuisent leurs cartes à gratter.
Cela s’explique en réalité par deux éléments liés : la première minute indivisible et le faible taux de joignabilité de la cible (qualité de service) font que les appels sont souvent de très courte durée, mais sont facturés selon le système de la minute indivisible ; résultat : le client se sens arnaqué et l’operateur perd en ARPU, sachant qu’ils sont dans l’impossibilité de négocier les prix, les utilisateurs s’orientent vers la taxation à la seconde même avec une qualité de service similaire, ce qui explique la course des operateurs derrière le dernier entrant chinguitel en offrant les nouvelles SIM (One de Mauritel et Echbeh de Mattel) .
Dans l’absolu, et c’est une évidence, le coût a été raboté durant ces dernières années pour le fixe, et particulièrement pour le mobile, le segment sur lequel la concurrence a été plus vive.
Il reste qu’il serait injuste de clouer les opérateurs au pilori sans avoir procédé à une comparaison avec des pays de niveau similaire. Et l’on s’aperçoit que le coût des communications en Mauritanie est quasiment dans les mêmes fourchettes que les pays de la sous région voire moins chères. Et il est certain que les données du marché vont changer ; l’expérience des pays plus avancés le montre. Avec la convergence entre voix, données et internet, on aura à terme des offres doubles play ou triple play avec des forfaits à la portée de tous les portefeuilles. Pour l’équivalent de 10000 UM, les opérateurs européens offrent la téléphonie illimitée ou presque, l’internet et la télévision.
Un marché où le prépayé demeure toujours prépondérant. Avec près de 1,5%, le post-payé trouve encore du mal à se démocratiser. Se payer un abonnement n’est pas donné à tout le monde. Il ne faut pas négliger pour autant le coût de communication et le faible revenu des utilisateurs

Les opérateurs leur opposant un seul argument incontournable, celui du prix de l’interconnexion nationale et internationale… !! ;
La solution doit parvenir de notre autorité de régulation qui doit impérativement réviser les différents tarifs inclus les coûts de l’interconnexion locale et pourquoi pas aller plus loin et faire des chantiers futurs et des notes d’orientations pour baisser les frais de l’interconnexion à l’international . Ces frais sont censés couvrir les coûts d’acheminement de l’appel.

Abeidi yacoub
yacoub@education.gov.mr

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